Opinion
À force de suivre les tendances, on finit par se ressembler.
S’inspirer, oui. Se fondre dans le décor, un peu moins. Une tendance devrait être une piste, pas une identité.
Le beau n’est pas une direction suffisante.
On peut aimer une couleur, une animation ou une mise en page sans qu’elle convienne à ce qu’on veut raconter. La question n’est pas seulement « est-ce que c’est beau? », mais « est-ce que ça me ressemble et est-ce que ça sert mon message? »
Regarder ailleurs pour mieux choisir.
Les références sont utiles. Elles ouvrent des possibilités et donnent des mots à des préférences. Mais elles deviennent intéressantes quand on comprend ce qui m’attire : le rythme, la simplicité, l’humour, la façon de présenter une idée. On peut reprendre un principe sans recopier la forme.
Une personnalité se construit dans les détails.
Le ton des textes, les images, les espaces, les mots sur les boutons : chaque choix participe à l’impression d’ensemble. Une marque peut être discrète et reconnaissable. Elle peut aussi être expressive sans multiplier les effets.
Garder le droit de faire autrement.
Une tendance peut être la bonne réponse. Elle peut aussi être un détour. Pour moi, le plus intéressant reste de choisir en fonction du projet. Et d’être capable d’expliquer pourquoi, même si la réponse ne se trouve pas dans le dernier tableau d’inspiration.